Documents sur la famille Saulière en Algérie

 

Jean Louis Saulière

Le 8 juin 1848, Alfred François Dufraisse, « employé » de 31 ans, natif de la commune d’Anlhiac (Dordogne 24 – Canton d’Excideuil), obtenait son passeport pour l’Algérie. Le 23 août 1848, devant maître Auguste Pierre Leroy, notaire à Alger, il passait contrat de mariage avec demoiselle Henriette Verdier, propriétaire demeurant à Alger chez messieurs ses frères, rue de la Charte.

 

De ces deux évènements résulte un petit ensemble de documents concernant une famille solidement implantée à Alger et dans ses environs pendant la dernière moitié du 19e siècle. Ce sont ces documents ou leur analyse que peu à peu, nous voulons mettre sur ces pages, et qui peuvent intéresser tout ceux qui font des recherches sur l’histoire locale de l’Algérie de cette période.

 

De cette famille, les cartes d’Alger en conservèrent le souvenir jusqu’au moins en 1962. Puisqu’il s’agit de la famille Saulière, et qu’un quartier d’Alger portait le nom de « Plateau Saulière » en référence aux nombreux terrains possédés par cette famille et qui furent en partie revendus à l’état.

 

 

Qu’est ce qui a pu pousser un périgourdin de 31 ans, issue d’une famille de propriétaires terriens, à tenter l’aventure en Algérie ?

Il était le 3e fils de Gabriel Dufraisse propriétaire, et de Marie Raynaud Dupuis. Le premier Jean comme de tradition, suivait les pas de son  père, le second Pierre avait embrassé la carrière de notaire, quant à Alfred François, il avait reçu quelques années auparavant de son père, une somme pour l’aider à s’établir et monter une affaire avec un dénommé Valentin Sudreau à Montignac toujours en Dordogne.

Certes le maréchal Bugeaud originaire de la région d’Excideuil avait  créé quelques vocations, d’autant plus que cette famille Dufraisse avait de lointains liens de parenté avec celle du maréchal. Mais c’est plutôt dans le tissu relationnel de son frère Pierre Dufraisse, qu’il faut voir quelques explications à ce départ pour l’Algérie. Pierre Dufraisse, était aspirant au notariat, chez maître Cavailhon, notaire à Génis (Dordogne 24 – Canton d’Excideuil), dont il prit la suite en 1847. La famille Cavailhon était fortement présente en Algérie, puisqu’à cette époque, Pierre Cavailhon est conseiller à la cour impériale d’Alger et Jeanne Marie Marguerite Cavailhon est épouse d’Emile Etienne Onésime Truaut, président de la chambre à la cour d’appel d’Alger. Il faut enfin mentionner Sylvain Debregeas Laurenie, aspirant au notariat demeurant à Alger, membre d’une riche famille de la région d’Excideuil avec laquelle Pierre Dufraisse fut en relation d’affaires.

C’est sans doute grâce à ces différents contacts qu’Alfred François partit faire carrière en Algérie et qu’il rencontra Henriette Verdier.

Villa Saulière dans le quartier de l’Agha

 

 

Corinne Jeanne Augusta Saulière

Henriette Verdier était la fille de Jeanne Leutard et d’Etienne Verdier. Cependant Jeanne Leutard avait en première noce épousé Pierre Saulière, dont elle avait eu deux fils, Joseph Saulière et Jean Louis Saulière. Quelques temps après son mariage, Alfred François Dufraisse rentra dans l’entreprise Saulière, dans laquelle il occupa des postes à responsabilités et où lui et sa femme placèrent certains de leurs avoirs. Des liens familiaux et affectifs très étroits liaient entre eux les Saulière, les Verdier et les Dufraisse, mais aussi des intérêts financiers, ce qui explique que pendant près de 50 ans, leur destin en Algérie fût commun.

Après le décès de son mari, Henriette Verdier prit sa relève. Cependant, pour une raison qui reste obscure, dans les toutes dernières années du 19e siècle, ces familles quittèrent définitivement l’Algérie et réalisèrent la totalité de leurs biens dans ce pays.

 

 

Documents

·         Contrat de mariage d’Alfred François Dufraisse - 1848

·         Sépulture de famille au cimetière d’Alger

·         Biens que souhaite vendre Corinne Saulière en 1872

·         Les deux moulins Saulière sur la rivière de l’Harrach.

·         Les possessions de la famille Saulière à l’Agha – 1852 - 1873

·         Intervention d’Alfred François Dufraisse pour faire sortir Mr Chancelle de prison - 1856

 

Email

 

Liens

 

Entrepôt Pieds Noirs